Les fêtes de Pâques approchent et, depuis mon arrivée en France, certaines choses ont changé.
Que ceux qui – par les évènements politiques récents – craignent d’être dominés par l’Allemagne se rassurent : l’invasion n’aura pas lieu. Elle s’est déjà faite depuis presque 30ans, et en douceur chocolatée.
Quand j’ai passé mes premières fêtes de Pâques en France, j’ai eu l’occasion d’accroître ma réputation de « bizarre » en parlant de l’Osterhase qui apporte les œufs colorés. Que n’avais-je pas dit là !
« Ce sont les cloches qui pondent les œufs, pauv’ cloche !!! » m’a –t-on répondu.
Cela ne m’arriverait plus aujourd’hui. Pratiquement inconnu en France avant, l’Osterhase a gagné du terrain et les cloches battent en retrait.
Effectivement, quand le printemps approche, des hordes de lapins en chocolat teutons envahissent les rayons des commerçants gaulois. Ehhh oui, la France n’a
rien vu venir.
Jadis, quand j’étais un enfant, la légende voulait que les Pères Noël en chocolat invendus soient requalifiés en lapins pour Pâques.
Et un jour, j’ai dû faire faire face à la réalité : c’était le jour où j’ai reçu un Père Noël avec des oreilles de lapin.
Et là j’ai compris que le Père Noël ….
Etait une ordure.
FIF LA VRONZE VOUS SOUHAITE DE JOYEUSES PAQUES
FIF LE VRONZE WÜNSCHT IHNEN ALLEN EIN RECHT FRÖHLICHES OSTERFEST
Der dritte Donnerstag im November hat für die Franzosen eine ganz besondere Bedeutung: Es ist der Tag, an welchem der Beaujolais Nouveau, der erste Wein des Jahres gekostet werden kann und das bereits seit 60 Jahren.
Seit 1951 gibt es eine Ausnahmeregelung des französischen Weinrechts, die es den Winzern des Beaujolais erlaubt, diesen neuen Wein ab dem 15. Dezember auf den Markt zu bringen. 1967 wurde dies auf den 15. November vorverlegt und seit 1985 ist der Tag des Beaujolais Nouveau der dritte Donnerstag des Monats November. Auch im Rest der Welt wird das gefeiert wie z. B. in Thailand, Kambodscha oder Deutschland.
Schon in der Nacht vom Mittwoch auf den Donnerstag liegen in zahlreichen Bistros die Korkenzieher bereit, um um Mitternacht die erste Flasche zu öffnen. So kommt es dann auch, dass die Japaner aufgrund der Zeitverschiebung früher in den Genuss dieses Göttertranks kommen als die Franzosen selbst. Aber glauben Sie mir, am lustigsten ist es natürlich in Frankreich.
Der Beaujolais Nouveau oder „Beaujolpif“, wie er im Volksmund genannt wird, ist ein junger, leicht prickelnder Wein, der gut zu Geflügelgerichten passt und bei einer Temperatur von 12 °C getrunken werden sollte.
Ich habe bis heute nicht verstanden, warum dieser Tag eigentlich nicht gleich auf einen Freitag gelegt worden ist, weil in Büros und Firmen die Belegschaft am folgenden Tag teilweise verkatert, verspätet oder abwesend ist.
Wir kennen es alle: MY WAY, interpretiert von Frank Sinatra und später unzählige Male von anderen Sängern und Gruppen wie Elvis Presley, Nina Simone, Nina Hagen oder den Gipsy Kings übernommen und nach „Yesterday“ das am meisten gespielte Lied überhaupt.
Das hat die Welt France Gall zu verdanken.
My Way ist eine Adaptation des französischen Titels „Comme d’Habitude“, interpretiert von Claude François. Er hat dieses Lied 1967 in Zusammenarbeit mit Jacques Revaux und Gilles Thibault geschrieben. Der ursprüngliche Text bezieht sich auf seine damals anstehende Trennung von der Sängerin France Gall.
Paul Anka war während einer Frankreichreise auf dieses Lied aufmerksam geworden und erwarb die Rechte für eine englischsprachige Version. Er schlug diesen Titel Frank Sinatra vor, der sich allerdings einen anderen Text wünschte. Und so ist My Way zu dem geworden, was wir ja alle kennen.
Tja, die Franzosen. Es war nicht das erste und auch nicht das letzte Mal, dass französisches Kulturgut amerikanisiert wurde.
Das Lied „Malaise en Malaisie“ von Serge Gainsbourg wurde von der Gruppe Manhatten Transfer übernommen. „La Mer“ des großen Charles Trenet ist ebenfalls schon hunderte Male in seiner englischsprachigen Version „Beyond the Sea“ zum Besten gegeben worden, unter anderem von Robbie Williams und im Jahre 1949 von Benny Goodmann und seiner Big Band. Aus „Que reste-t-il de nos Amours“ wurde „I wish you Love“ (Rod Steward, Marlene Dietrich u. a.) … es ließe sich ein ganzes Buch damit füllen.
Man kann schon von einer Gewohnheit reden, einer Habitude.
Hier noch eine andere Version mit den sonnigsten Frühlingsgrüßen aus Paris-Kreuzberg.
Le dernier jeudi avant mardi gras, on célèbre en Allemagne le carnaval des femmes “Altweiberfastnacht” ou “Wieverfastelovend” comme on l’appelle en patois rhénan.
Cette coutume existe en majorité dans l’ouest et le sud de l’Allemagne.
Les festivités commencent ce jour là à 11 h 11. Et ce depuis 1824. Cette année là, les blanchisseuses de Beuel, un quartier de l’ancienne capitale Bonn, fondaient le comité féminin pour ainsi obtenir leur participation aux festivités carnavalesques qui, jusque là étaient restées réservées à la gente masculine. Vous trouverez une interview de Madame Elisabeth Trude Mayers, cofondatrice, ici.
En général ces dames commencent par réquisitionner la Mairie de leur ville, puis se lancent dans un frénétique carnaval des rues. En Rhénanie, le symbole ultime pour cette prise de pouvoir féminine est la cravate coupée.
Chers Messieurs, gare à vos cravates ! Évitez les modèles sublimes de grands couturiers en soie sauvage, mais ne perdez pas l’occasion de vous débarrasser de cadeaux de noël ou d’anniversaire pour lesquelles il fallait faire semblant d’être content.
Zum Dreikönigsfest wird hier, in meiner Wahlheimat, die Galette des Rois serviert.
Ein flacher, runder Blätterteigkuchen, der auch mit Frangipani-Creme gefüllt sein kann und der die sog. Fève enthält. Die Fève ist eine kleine Porzellanfigur, die mit gebacken wird.
Fève heißt eigentlich „Dicke Bohne“, weil früher anstelle der Porzellanfigur eine Dicke Bohne diese Funktion übernahm. Heutzutage gibt es auch fleißige Sammler dieser Figuren, von denen manche schon einen sehr hohen Wert besitzen.
Derjenige, der diese Figur findet – manchmal auch mit einem ausgebissenen Zahn – ist der König für einen Tag, bekommt eine Pappkrone und darf sich seine Königin aussuchen. Alle Anderen kommentieren, sobald er trinkt : „Der König trinkt“! Ehrlich gesagt, würde mir das schon nach einem halben Tag reichen …
Falls auch Sie einmal eine Galette des Rois herstellen möchten, finden Sie eine Anleitung hier.
Und für die, die sogar einen hausgemachten Blätterteig herstellen möchten, hier ein Video-Kurs, ebenfalls hausgemacht!
C’est qui est, par cette période de fin d’année, pour les uns „Le Père Noël est une Ordure“ est „Dinner for One“ pour les autres.
Effectivement, à chaque Saint Sylvestre ce sketch britannique est diffusé à la télévision allemande, une sorte de rituel national. La première diffusion a eu lieu en 1963 et, depuis, ce sketch est devenu culte!
Mademoiselle Sophie fête ses 90 ans et invite, comme chaque année, ses 4 amis, Sir Toby, l’Amiral von Schneider, Mr. Pommeroy et Mr. Winterbottom à dîner. Ce serait donc un dîner parfait, sauf que les 4 amis ne font plus partie de ce monde. Ainsi, James, le majordome, doit jouer à tour de rôle chacun de ces feu personnages et trinque à chaque plat à leur place avec Mademoiselle Sophie tout en continuant de servir …
Si en France, le 11 novembre on fête une victoire des français sur les allemands qui remonte à 92 ans, les allemands ont autre chose à faire et ceci est tout à fait normal, car, nous les Rhénans, préférons les fêtes aux défaites.
Le 11.11. à 11 heures 11, débute la saison du carnaval :
A Düsseldorf, sur la place de la mairie la bière coule à flots.
C’est le réveil du Hoppeditz, notre fou par excellence, élu parmi les habitants de Düsseldorf.
Il naît d’un grand pot à moutarde (on en y fabrique), il s’assoit sur le cheval de la statue de Jan Wellem, (Jean-Guillaume) située sur la place de la mairie et tient un discours d’ouverture à la fois drôle et caustique sur tout ce qui a marqué la vie en Allemagne de l’année passée. Cette figure sera officiellement enterrée le mercredi des cendres, pour se réveiller, le 11.11. suivant à 11 heures 11 précises.
On sert de la Altbier, une bière ambrée autochtone, et la fête est partie. Voyons un peu l’histoire de Jan Wellem.
Johann Wilhelm II (1658-1716) prince du Palatinat et duc de Jülich et Berg, appelé par ses sujets « Jan Wellem ».
Permettez-moi d’ouvrir une parenthèse : Jan Wellem est la formulation courante de Johann Wilhelm. Vous avez raison, on dirait du néerlandais. Normal, c’est le patois de ma région.
Jan Wellem est un prince qui savait faire la fête :
Sans « Jan Wellem » les auberges et bistrots de ma chère ville natale ne seraient pas aussi nombreux. Ce n’est pas pour rien que notre vieille ville est nommée « le plus long comptoir du monde ».
Ce prince proche du peuple et mécène d’art gouverna pendant 26 ans.
Il encouragea efficacement les arts et donna une nouvelle dimension à celui de faire la fête.
Grâce à l’influence de son épouse italienne Anna Maria Luisa, fille d’un grand duc de Toscane, membre de la maison Medici, il liait les bals masqués opulents et les représentations d’opéra au mode de vie italien et au tempérament rhénan.
Et que faisait son peuple ?
Il suivait son souverain.
Bien que par ce mode de vie le trésor public se trouvait fréquemment en difficultés – la construction de demeures « comme à Versailles » était coûteuse – il donnait l’exemple de la joie de vivre et était beaucoup imité par la population.
Des distractions de tous genres rythmaient la vie de tous les jours dans toutes les couches sociales. L’habitant de Düsseldorf formule ce phénomène avec le mot suivant : faire la fête était trouver du « Spass an der Freud » les « plaisirs de la joie ».
Inspiriert von Größen wie Boris Vian oder Charles Trenet, steht er seit seinem 14. Lebensjahr auf der Bühne, u.a. mit Sydney Bechet in dem Musical « Nouvelle Orléans ». Es folgten die ersten Rollen beim Film, und er lernte Klavier-, Gitarre, Klarinette- und Akkordeonspielen.
Nach seinem Militärdienst, den er in Deutschland und Algerien absolviert hat, widmete er sich dem experimentellen Kleinkunsttheater und arbeitete mit Brigitte Fontaine und Areski Belkacem zusammen.
Dann kam das Jahr 1968, und dieser freiheitsliebende Rebell engagierte sich mit Leib und Seele für den Wandel der Gesellschaft, wie er zu diesem Zeitpunkt von der Jugend herbeigesehnt wurde.
Jacques Higelin – oder Crabouif, wie er sich damals nannte – agierte im französischen Underground, veranstaltete Happenings, und seine Werke wurden oft von den französischen Medien zensiert.
1971 gab er auf der Gedenkfeier für die Pariser Kommune seine Rumba-Version der « Internationale » zum Besten. (Ich habe das ganze Internet abgesucht, aber weder Audio- noch Videodatei dazu gefunden. Tut mir leid!)
Die Zeiten änderten sich, und Jacques entwickelte sich zum Punker und später zum Rocker.
Bis heute hat sich Jacques Higelin immer für die eingesetzt, die Hilfe brauchten, sei es für Obdachlose oder « Sans Papiers » und viele Andere.
Als ich ihn 1983 live im Casino de Paris erleben durfte, hat’s mich einfach umgehauen Die Inszenierung, Musik und Texte haben mich sehr beeindruckt: Nachdem Schluss war mit Cayenne (Cayenne c’est fini) ging’s auf zu einem zündenden Feuerwehrball (Le Bal des Sapeurs Pompiers) und dann wurde im Wartesaal des Bahnhofs Nantes auf den Frühling gewartet.
Was die französische Sprache anging, so kam ich damals im Alltag schon sehr gut zurecht, und auch der Argot war mir nicht mehr fremd. Ich kämpfte zwar noch mit dem Subjonctif, verstand aber doch schon eine ganze Menge dieser Texte. Und wo das nicht so war, fiel der Groschen beim nächsten Mal, weil ich diesem Konzert noch dreimal beigewohnt habe.
Wenn man eine Fremdsprache lernt, geht es nicht nur darum, Wörter zu kennen und Sätze mit ihnen zu bilden: Dahinter verbirgt sich die Seele einer Kultur, und von dieser habe ich, Crabouif sei Dank, eine Vorstellung bekommen.
Merci Monsieur le Professeur !!!
Et Joyeux Anniv ! Öhhh – nachträglich … Aber besser spät als nie, oder?
Zur Feier des Tages und weil auch bald Halloween ist, gibt’s jetzt